Une nature libre et sauvage à Protéger

Vers une coalition pour les pollinisateurs

ARTHROPOLOGIA

FranceVers une coalition pour les pollinisateursLe projet vise, sur une année, à préfigurer une coalition nationale d’acteurs engagés pour les pollinisateurs afin de renforcer la coordination, porter un plaidoyer commun et améliorer durablement la protection des pollinisateurs sauvages et des milieux naturels dont ils dépendent.www.arthropologia.org/#

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APPEL À PROJETUne nature libre et sauvage à protéger
ORGANISMEARTHROPOLOGIA
COMITÉPrintemps 2026
THÈMESASE
ZONE D'INTERVENTIONFrance
CRÉATION DE L'ASSOC.2001
BUDGET PROJET70 000 €
MONTANT DEMANDÉ25 000 € sur 1 an (12 mois)
SITE INTERNETarthropologia.org/#

Résumé du projet

Les insectes pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes à fleurs et le fonctionnement des milieux naturels : près de 75 % des cultures alimentaires mondiales et environ 90 % des plantes à fleurs sauvages en dépendent.

Pourtant, leurs populations déclinent fortement en France et en Europe, -80 % en 30 ans, sous l’effet de pressions humaines multiples : destruction et fragmentation des habitats, usage de pesticides, artificialisation des sols, embrasement climatique, ...

Malgré un cadre national existant et de nombreuses initiatives locales, les actions restent dispersées et peu coordonnées : chercheurs, ONG, apiculteurs, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels agissent souvent de façon isolée, sans cadre commun ni force de plaidoyer partagée. Arthropologia propose ainsi de conduire, sur un an, la préfiguration d’une coalition nationale afin de fédérer les acteurs et structurer une dynamique collective en faveur des pollinisateurs.

Objectifs

L’objectif du projet est de structurer un collectif national réunissant les principaux acteurs engagés pour la protection des pollinisateurs, afin de renforcer la cohérence, l’impact et la portée des actions menées en France. La coalition vise à contribuer à la préservation du vivant, en portant une attention particulière aux pollinisateurs sauvages et aux habitats dont ils dépendent.

Sa valeur ajoutée repose sur sa capacité à faire collectivement ce qu’aucune organisation ne peut accomplir seule : fédérer les acteurs, coordonner et mutualiser les actions, données et ressources, et définir des priorités communes à l’échelle nationale. Elle permettra de porter un plaidoyer collectif, exigeant et scientifiquement fondé, auprès des décideurs publics, tout en valorisant les bonnes pratiques et en renforçant la production et le partage de connaissances.

À terme, cette phase de préfiguration doit poser les bases d’un modèle de coopération pérenne, structurant et indépendant.

Actions concrètes à réaliser

Le projet repose sur la création d’un poste de coordination dédié pendant un an, chargé d’animer, de structurer et de faire émerger une dynamique collective, condition essentielle à la réussite et à la pérennité de la coalition.

Au cours du 1er trimestre, une phase de cadrage permettra d’identifier et de cartographier les acteurs, initiatives et expertises existantes à l’échelle nationale. Des échanges bilatéraux seront menés afin de favoriser l’interconnaissance et de poser les bases d’un cadre stratégique partagé, incluant une première version de la charte.

Au 2ème trimestre, un atelier fondateur réunira les acteurs clés pour co-construire la vision, préciser les priorités et valider les grandes orientations. Cette étape permettra également de lancer les premiers groupes de travail thématiques.

Le 3ème trimestre sera consacré à la structuration opérationnelle : mise en place de la gouvernance (comité de pilotage), animation des groupes de travail, coordination des contributions et amorce de la recherche de financements.

Enfin, le 4ème trimestre permettra de finaliser les livrables (charte, cadre de référence, plan de plaidoyer) et de préparer le lancement officiel de la coalition lors d’un événement national.

Bénéficiaires

Les bénéficiaires directs du projet sont les acteurs engagés pour la protection des pollinisateurs : associations naturalistes, organismes de recherche, collectivités territoriales, ainsi que des réseaux agricoles et apicoles volontaires. Ils bénéficieront d’un cadre de coopération structuré, d’outils mutualisés et d’une meilleure lisibilité de leurs actions. Les bénéficiaires indirects incluent les territoires, les écosystèmes concernés et, à terme, le grand public et les générations futures, grâce à des pollinisateurs en meilleure santé.

Nombre de bénéficiaires visés : La phase de préfiguration vise à impliquer directement entre 30 et 50 structures à l’échelle nationale, représentant un large spectre d’acteurs : associations, organismes scientifiques, collectivités territoriales et réseaux professionnels.

Indirectement, plusieurs centaines d’acteurs bénéficieront des productions de la coalition (cartographie nationale, cadre de référence, outils mutualisés, plaidoyer), via leur diffusion et leur appropriation dans les territoires. À moyen terme, ces travaux bénéficieront également aux écosystèmes et aux populations dépendantes de la pollinisation.

Moyens humains

La mise en œuvre du projet repose principalement sur le recrutement d’un·e coordinateur·rice salarié·e à temps plein pendant un an, en charge de structurer, d’animer et de piloter la phase de préfiguration de la coalition. Cette personne devra disposer de compétences en animation de réseaux multi-acteurs, gestion de projet, facilitation de dynamiques collectives et connaissance des enjeux liés aux pollinisateurs.

Le projet s’appuie sur un 1er cercle de partenaires nationaux spécialistes des pollinisateurs (Arthropologia, OPIE, RNF, Observatoire des abeilles, Oreina, Groupe de Recherche POLLINECO, OFB, MNHN …) seront mobilisés pour contribuer aux travaux, principalement via leur implication dans les instances de gouvernance et les groupes de travail. Il vise également à associer un 2nd cercle de partenaires intervenant sur des enjeux connexes (pesticides, agriculture, plaidoyer, santé, aménagement du territoire), afin d’élargir l’impact de la coalition.

Moyens matériels

Le projet ne nécessite pas d’investissements lourds en infrastructures. La personne recrutée sera hébergée durant cette année dans les locaux d’Arthropologia et pourra bénéficier des équipements collectifs de l’association (imprimante, salle de réunion, …).

Les moyens matériels concernent essentiellement l’achat d’un ordinateur et d’un téléphone portable et des outils numériques collaboratifs (visioconférence, plateformes de partage de documents, outils de gestion de projet) permettant d’animer un réseau d’acteurs à l’échelle nationale.

Des moyens logistiques ponctuels seront mobilisés pour l’organisation de temps collectifs en présentiel (séminaire de lancement, ateliers, réunions, événement de lancement) : location de salles si nécessaire, matériel de projection, supports de communication.

Le projet repose ainsi sur des besoins matériels limités, cohérents avec une démarche d’animation de réseau et de coopération.

Autres moyens / partenaires

  • Yes Future : 15 000 € en 2026
  • Domorrow : renouvellement convention sur 3 ans en cours (10 000 € pour Coalition)
  • Fonds de dotation Maupertuis : réponse AAP 2026 pour 20 000 €

Évaluation

Une évaluation sera menée tout au long du projet afin de mesurer l’avancement des travaux et la valeur ajoutée de la phase de préfiguration. Elle reposera sur des indicateurs qualitatifs et quantitatifs adaptés à une dynamique collective émergente. Seront notamment suivis : le nombre et la diversité des structures engagées, la mise en place d’une gouvernance opérationnelle, la production des livrables attendus (charte, cartographie, cadre de référence, plaidoyer) et le nombre d’actions collectives engagées ou programmées. La capacité à mobiliser ou préparer des financements communs constituera également un indicateur clé de réussite.

Analyse SWOT

Les éléments présentés ci-dessous sont issus des 2 ateliers (50 participants) organisés fin 2025 lors des 4èmes Rencontres nationales des insectes pollinisateurs

Le projet présente plusieurs forces : un intérêt confirmé pour une dynamique collective, un fort potentiel de mutualisation des connaissances et des ressources, ainsi qu’une capacité à renforcer la visibilité et le plaidoyer

Il constitue une opportunité de structurer un écosystème aujourd’hui dispersé, de créer des complémentarités et de faciliter l’accès à des financements collectifs

Des points de vigilance existent : enjeux de gouvernance (déséquilibres, poids d’acteurs influents, difficultés de décision), manque d’interconnaissance ou d’alignement, ainsi que dilution des responsabilités. Un consensus peu ambitieux ou un manque de moyens humains pourraient limiter l’impact.

Ces risques sont anticipés dans la phase de préfiguration, visant à garantir un cadre clair, une animation dédiée et une réelle valeur ajoutée collective