L'émerveillement en nature pour les enfants confiés à l'ASE

S’éMERveiller

The Lost Compass

Littoral méditerranéenS’éMERveillerS’éMERveiller invite des jeunes de l’Aide Sociale à l’Enfance à vivre une aventure scientifique en voilier, mêlant découverte, émerveillement et immersion en mer, pour se reconstruire, reprendre confiance et renouer avec la nature.the-lost-compass.org

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APPEL À PROJETEnfants de l'ASE
ORGANISMEThe Lost Compass
COMITÉPrintemps 2026
THÈMESASE – Modes de vie et comportements – Solidarité
ZONE D'INTERVENTIONLittoral méditerranéen
CRÉATION DE L'ASSOC.2013
BUDGET PROJET52 700 €
MONTANT DEMANDÉ30 000 € sur 0.5 ans (6 mois)

Résumé du projet

Bien que la Méditerranée soit au cœur de leur environnement, de nombreux jeunes accompagnés par l’Aide Sociale à l’Enfance sur le littoral restent éloignés de la mer et de ses potentialités. Après plusieurs expéditions scientifiques et sociales en Méditerranée française, TLC collabore depuis deux ans avec le CEFREM (Université de Perpignan) dans le cadre du programme transfrontalier RESMED+, dédié au suivi des juvéniles de poissons côtiers. Le projet s’éMERveiller, prévu en août 2026, propose quatre expéditions de cinq jours à bord du voilier de TLC, accueillant plusieurs jeunes et éducateurs par expédition issus de Maison d’Enfant à Caractère Social (MECS). L’objectif est d’ouvrir un programme scientifique existant à une dimension participative et immersive, offrant aux jeunes une expérience unique de terrain et de découverte du milieu marin, renforçant leur curiosité et leur confiance en soi.

Objectifs

Le projet s’éMERveiller poursuit un double objectif scientifique et social : enrichir le programme RESMED+ tout en impliquant activement des jeunes de l’ASE dans une démarche scientifique concrète.

Cet objectif peut être décliné en plusieurs :

  • Offrir à ces jeunes une expérience positive, valorisante et immersive en milieu marin.
  • Favoriser la découverte et la compréhension de l’écosystème marin méditerranéen à travers une participation active à un programme scientifique.
  • Renforcer la confiance en soi, l’autonomie et le sentiment de légitimité des participants, en les plaçant dans des rôles clés au sein d’une démarche scientifique.
  • Contribuer à la production de données scientifiques utiles dans le cadre du projet RESMED+.

Le projet ambitionne donc de créer des expériences marquantes favorisant l’émerveillement et la reconnexion au milieu marin chez les jeunes participants, tout en renforçant leur confiance et en ouvrant de nouvelles perspectives personnelles et éducatives.

Actions concrètes à réaliser

1. Phase préparatoire - juin et juillet 2026 : coordination avec les MECS et partenaires scientifiques, constitution des groupes, adaptation et vulgarisation des protocoles scientifiques, formation des médiateurs et éducateurs, conception d’outils pédagogiques et acquisition du matériel nécessaire, préparation logistique du voilier.

2. Phase de terrain - août 2026 : quatre expéditions de cinq jours sur la côte Vermeille, chaque expédition accueillant jusqu'à 5 jeunes, un éducateur spécialisé, un skipper et plusieurs membres de l’équipage scientifique. Les jeunes sont formés aux protocoles de suivi des juvéniles de poissons côtiers, réalisent observations et mesures, collectent des données scientifiques et participent activement aux prises de décisions sur le terrain.

3. Phase de valorisation - septembre à novembre 2026 : analyse des données et rédaction des rapports scientifiques, diffusion des résultats sur BioObs, création de supports multimédias et exposition photo valorisant l’expérience des jeunes et les découvertes réalisées, organisation de restitutions auprès des MECS et d'évènements d’éducation à l’environnement pour sensibiliser le grand public.

Bénéficiaires

Le projet concerne principalement les jeunes de l’ASE, organisés en quatre groupes de cinq participants. Chaque groupe est accompagné par un éducateur spécialisé, garant du suivi et du bien-être des jeunes. Les partenaires scientifiques du CEFREM, dans le cadre du programme RESMED+, bénéficient de données supplémentaires et de l’extension de leur programme à une dimension participative. Enfin, le grand public est associé au projet à travers les restitutions et la communication sur les réseaux sociaux, permettant de partager les découvertes et l’expérience vécue par les jeunes.

Nombre de bénéficiaires visés : Bénéficiaires principaux : environ 20 jeunes de l’ASE et 4 éducateurs spécialisés.

Bénéficiaires secondaires : entre 4 et 6 scientifiques du CEFREM, environ 1 800 personnes à travers les restitutions publiques et la communication sur les réseaux sociaux.

Moyens humains

Le projet mobilise une équipe pluridisciplinaire mêlant salarié, prestataires, bénévoles et partenaires. Bien que l’association ne compte pas encore de salarié, ce projet vise à structurer son développement par le recrutement d’un chargé de projet à mi-temps, assurant la coordination, la préparation logistique et l’animation pédagogique.

Chaque expédition mobilise 5 membres de l’association : le salarié animateur nature, un skipper et un encadrant en milieu aquatique prestataires, ainsi que 2 bénévoles impliqués dans la gestion de la vie à bord, la navigation et la communication.

Après le terrain, le salarié assure la valorisation du projet, accompagné de 2 bénévoles, tandis qu’un ingénieur d’étude en biologie marine intervient pour l’analyse des données et la rédaction du rapport scientifique.

Un scientifique partenaire du CEFREM garantit la rigueur des protocoles. 1 à 2 éducateurs spécialisés des MECS accompagnent les jeunes.

Moyens matériels

Le projet s’appuie sur le voilier de l’association, véritable support d’accueil, pédagogique et scientifique, équipé de l’ensemble du matériel de navigation et de sécurité nécessaire (gilets de sauvetage, équipements de survie, balises).

Pour la mise en œuvre des suivis scientifiques, il mobilise un semi-rigide permettant d’assurer la sécurité des participants en mer, ainsi que du matériel de plongée en palmes, masque, tuba.

Le projet nécessite également du matériel pédagogique et de valorisation, incluant une imprimante pour la création d’outils ludo-éducatifs et l’impression d’une exposition photographique, ainsi que des caméras embarquées pour la production de contenus photo et vidéo.

Enfin, les expéditions impliquent des moyens liés à la vie à bord, notamment l’approvisionnement alimentaire et le carburant.

Autres moyens / partenaires

FDVA et CEFREM

  • Clima'Mag
  • Norsys

Évaluation

L’évaluation du projet repose sur des indicateurs quantitatifs et qualitatifs, permettant de mesurer les retombées scientifiques, sociales et éducatives.

Sur le plan quantitatif : nombre de jeunes participants, nombre de suivis scientifiques réalisés, volume de données collectées (espèces et individus recensées), participation aux restitutions et diffusion des contenus.

Sur le plan qualitatif : questionnaires courts avant et après les expéditions pour évaluer l’évolution du rapport à la nature, à la science et à soi-même ; recueil de témoignages via des carnets de bord ; retours des éducateurs sur les évolutions observées (confiance, engagement, comportement) ; évaluation à chaud et à froid permettant d’analyser les effets du projet dans le temps et d’envisager ses perspectives d’amélioration et de réplicabilité.

La qualité des données scientifiques sera validée par les partenaires du CEFREM.

Analyse SWOT

Le projet s’appuie sur des forces solides : une expérience déjà éprouvée avec Med’Connect, une équipe pluridisciplinaire et des partenariats scientifiques reconnus, garantissant sa crédibilité et sa faisabilité. Son format immersif constitue un levier fort d’engagement et d’impact.

La capacité d’accueil limitée du voilier constitue une contrainte, impliquant de privilégier la qualité de l’expérience à la quantité de bénéficiaires.

Le projet dépend également du financement sollicité pour sa mise en œuvre et pour la structuration d’un premier poste salarié.

Parmi les opportunités : la possibilité de répliquer ce modèle sur d’autres territoires ou thématiques, de renforcer les collaborations transfrontalières et de valoriser le projet auprès d’un large public.

Les aléas météorologiques ou logistiques constituent des risques, anticipés par une organisation adaptable et des marges de sécurité.