Une nature libre et sauvage à Protéger

Étude finale des arènes de reproduction des picarels en Corse

L'oeil d'Andromède

CorseÉtude finale des arènes de reproduction des picarels en CorseEn Corse, des millions de picarels forment chaque printemps d’immenses champs de nids, un phénomène écologique inédit en Méditerranée. Le présent soutien concerne la production des rapports scientifiques et la réalisation d’un film Gombessa.medtrix.fr/oeil-andromede/

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APPEL À PROJETUne nature libre et sauvage à protéger
ORGANISMEL'oeil d'Andromède
COMITÉPrintemps 2026
ZONE D'INTERVENTIONCorse
CRÉATION DE L'ASSOC.2000
BUDGET PROJET880 217 €
MONTANT DEMANDÉ50 000 € sur 2 ans (24 mois)

Résumé du projet

Depuis 2021, les expéditions Gombessa étudient en Corse un phénomène écologique majeur longtemps méconnu : la reproduction massive des picarels, formant de vastes champs de nids à la limite inférieure des herbiers de posidonie, entre 40 et plus de 60 m de profondeur. Révélées en 2020 par Andromède Océanologie, ces frayères concentrent une biomasse exceptionnelle et attirent de nombreux prédateurs, dont le requin-ange, espèce en danger critique d'extinction.

Le projet s'inscrit dans la continuité d'un programme de recherche mené entre 2021 et 2025 par l'équipe Gombessa, soutenu en 2022 par la Fondation Lemarchand. La mission de mi-mars à juin 2026 constitue la phase finale de terrain. Les analyses, le film documentaire Gombessa et les livrables scientifiques seront finalisés entre 2027 et 2028, afin de fournir des connaissances de référence utiles à la conservation de ces habitats et à l'adaptation des politiques de gestion côtière en Méditerranée.

Objectifs

Les objectifs sont de consolider les données acquises depuis 2021, cartographier les frayères actives, quantifier les surfaces, la densité de nids, la biomasse et la biodiversité associée, et identifier les déterminants environnementaux et comportementaux de la reproduction et la fidélité aux sites. Le projet complétera également la cartographie de la limite profonde des herbiers de posidonie, habitats clés pour les picarels et des espèces associées comme l’ange de mer.

Les résultats attendus incluent une cartographie précise des colonies et habitats, l’évaluation de leur rôle écologique et une meilleure compréhension des interactions trophiques. Ils fourniront des données mobilisables pour la gestion (identification des zones et périodes sensibles) et la protection des espèces associées.

Les connaissances seront diffusées via des publications scientifiques, colloques, bancarisation des données (MEDTRIX) et un documentaire destiné aux décideurs, usagers et grand public.

Actions concrètes à réaliser

Le soutien de la Fondation porte sur la mission terrain, les phases d’analyse, de production et de valorisation du projet.

2026 - Mission finale de terrain (mars à juin)

Réalisation des observations in situ et acquisitions océanographiques : cartographie des frayères actives, estimation des surfaces colonisées, caractérisation de la densité de nids et de la biodiversité associée, ainsi que compléments de cartographie des habitats, notamment de la limite profonde des herbiers de posidonie.

2027 - Analyse scientifique et production des résultats

Traitement et analyse des données acquises depuis 2021 et consolidées en 2026 (analyses statistiques, modélisation, interprétation écologique). Rédaction des publications scientifiques, communications en colloques et bancarisation des données (MEDTRIX). Finalisation du documentaire Gombessa (montage, post-production, étalonnage, mixage) en vue d’une diffusion grand public sur ARTE.

2028 - Valorisation et diffusion

Production d’un rapport final à destination des autorités corses, du Parc naturel marin et de l’OEC afin d’éclairer les décisions de gestion et de conservation. Publication d’un ouvrage photographique et déploiement d’actions de sensibilisation auprès des décideurs, des usagers de la mer et du grand public.

Bénéficiaires

Le projet s’adresse d’abord au grand public, en révélant un phénomène écologique largement méconnu et en sensibilisant à la démarche scientifique et aux enjeux de conservation. Il bénéficie également à la communauté scientifique, par la mise en œuvre de protocoles innovants, le partage des résultats et l’ouverture de nouvelles pistes de recherche. Enfin, il apporte des données essentielles aux décideurs, gestionnaires d’aires marines protégées et acteurs de la mer, afin d’améliorer la connaissance, la gestion et la protection des écosystèmes marins.

Nombre de bénéficiaires visés : Le projet vise un public large, le nombre est donc difficilement quantifiable. La diffusion du documentaire en prime time sur ARTE permettra de toucher une audience estimée entre 1à3 millions de téléspectateurs. Les productions scientifiques et outils de gestion bénéficieront directement à plusieurs centaines de professionnels (chercheurs, gestionnaires d’aires marines protégées, décideurs publics, acteurs de la mer). Enfin, l’impact indirect du projet, via la sensibilisation et la diffusion des connaissances, concerne plusieurs millions de personnes à l’échelle nationale et européenne.

Moyens humains

16 personnes :

Laurent Ballesta - Andromède - Chef d'expédition - photographe

Thomas Pavy - Chargé d'études des écosystèmes

Adele Barroil - Andromède - Plongeuse professionnelle

Jo-Ann Schies - Andromède - Chargée d'études

Jordi Chias - Plongeur professionnel

Florian Holon - Andromède - Chercheur en écologie marine -Responsable scientifique

Julie Deter - Andromède - Biologiste - Responsable scientifique

Gwenaëlle Delaruelle - Andromède - Biologiste

Guilhem Marre - Andromède - Responsable photogrammétrie

Thomas Bockel- Andromède - Modélisation des pressions anthropiques

Stephen Mauron - Scopra - Capitaine 200

Axel - Scopra - Capitaine

Michèle Leduc- Andromède - Plongeuse indépendante

Matthieu Robert - Andromède - Plongeur indépendant

Claudia Tanus - Andromède - Logistique préparation

Alice Inbona - Andromède - Communication projet

Moyens matériels

Trimaran Victoria

2 semi-rigide

Scaphandres recycleurs

Matériel de photogrammétrie

Sonar latéral

Sondeur multi faisceaux

Ordinateurs de calcul

Matériel de bioacoustique

Matériel de prélévement

Caméras sous-marines

Appareils photos sous marins

Seapix (Exail) 

Autres moyens / partenaires

Blancpain / Fonds de dotation Kresk4oceans/ Ace Foundation / Fondation Iris / Fonds de dotation MHB / FPAII / Agence de l'eau 

Évaluation

L’évaluation du projet reposera sur des indicateurs scientifiques issus des données collectées lors de la mission 2026, et analysées en 2027 et 2028. Ces indicateurs incluent : les surfaces de frayères cartographiées, la densité et le nombre de nids par site, les estimations de biomasse, la diversité spécifique associée, la dynamique temporelle des colonies, les comportements observés, les interactions avec les prédateurs, ainsi que les déplacements et la fidélité aux sites des individus suivis.

Les résultats seront analysés et validés par les institutions partenaires, chacune selon ses cadres méthodologiques. Une partie des protocoles, à caractère exploratoire, vise l’acquisition de connaissances nouvelles et ne répond pas à des objectifs quantitatifs prédéfinis. L’évaluation globale reposera ainsi sur la robustesse des données produites, leur cohérence scientifique et leur capacité à éclairer les enjeux de gestion et de conservation

Analyse SWOT

Forces : Le projet s’appuie sur une expertise reconnue, des protocoles scientifiques éprouvés et des moyens techniques solides (plongée, imagerie, cartographie). Il bénéficie d’un historique de données depuis 2021, d’un réseau de partenaires scientifiques et d’une forte capacité de diffusion (documentaire, médias, MEDTRIX).

Faiblesses : La dépendance à des protocoles de terrain complexes et à des phénomènes écologiques saisonniers et variables impose une forte exigence logistique.

Opportunités : Production de données inédites à fort impact pour la gestion et la conservation, contribution à la protection d’espèces et d’habitats sensibles, et sensibilisation large via un documentaire et des relais médiatiques.

Menaces : Contraintes météorologiques et aléas techniques pouvant impacter les missions. Ces risques sont anticipés par une planification flexible, la possibilité de report des opérations, l’accès à des équipements de remplacement et des moyens navals adaptés.