Une nature libre et sauvage à Protéger

Poursuivre le développement du réseau Rivières Sauvages

Association du Réseau des Rivières Sauvages

France entière (avec extension en Europe)Poursuivre le développement du réseau Rivières SauvagesLes plus belles rivières françaises continuent de se dégrader : préservons-les grâce au label Site Rivières Sauvages qui permet de mobiliser tout un territoire autour d'actions concrètes pour la sauvegarde des milieux aquatiques d’exception.…

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APPEL À PROJETUne nature libre et sauvage à protéger
ORGANISMEAssociation du Réseau des Rivières Sauvages
COMITÉPrintemps 2026
ZONE D'INTERVENTIONFrance entière (avec extension en Europe)
CRÉATION DE L'ASSOC.2018
BUDGET PROJET75 000 €
MONTANT DEMANDÉ10 000 € sur 1 an (12 mois)

Résumé du projet

Le programme Rivières Sauvages a été imaginé il y a près de 20 ans pour faire face aux menaces de dégradation qui pèsent sur les dernières rivières de haute naturalité. Aujourd’hui la situation reste préoccupante avec une biodiversité de ces milieux qui continue de s’éroder (rapport du WWF de 2024) et l’absence de politiques fortes pour leur préservation.

Depuis 2014 le label Site Rivières Sauvages a fait ses preuves comme outil efficace, aujourd’hui 32 rivières sont préservées. En 2015, nous avions identifié qu’environ 400 cours d’eau de l’hexagone et de la Corse pourraient être éligibles au label. Fragilisés par les effets du dérèglement climatique, nombre d’entre eux sont ou pourraient être menacés par des projets de microcentrales hydroélectriques, l’intensification de l’agriculture et le développement de l’urbanisation. C’est pourquoi nous souhaitons accélérer le rythme des labellisations.

Objectifs

Objectifs :

  • Porter, dès 2026, le rythme moyen à 5 nouvelles labellisations par an, contre 3/an jusqu’alors,
  • Assurer le renouvellement de l’ensemble des labellisations sur les sites existants,
  • Atteindre une cinquantaine de rivières labellisées en 2030.

Concrètement, le label permet la mise en place d’une gouvernance locale partagée entre tous les acteurs d’une vallée pour la préservation de leur rivière. Ils s’engagent collectivement dans la mise en œuvre d’un programme d’actions pluriannuel (3 à 5 ans) répondant aux enjeux locaux, avec par exemple : 

  • sensibilisation des différents publics (jeunes, habitants, visiteurs) aux richesses et à la fragilité du milieu rivière, 
  • mise en valeur de la vallée (sentier de découverte…)
  • gestion durable des usages (baignade, pêche…), 
  • amélioration des connaissances (suivi et études scientifiques), 
  • restauration d’écosystèmes dégradés (enlèvement de seuils, arrachage d’espèces exotiques envahissantes, nettoyage de décharge sauvage…)

Actions concrètes à réaliser

La labellisation d’un cours d’eau en Site Rivières Sauvages est un processus exigeant, dont voici les étapes :

1. Prise de connaissance du label

L’ARRS souhaite faire connaître le label sur l’ensemble du territoire français en 2026-2027 profitant du renouvellement des élus locaux qui peut générer de nouvelles dynamiques.

2-Montage du dossier de candidature

L’ARRS accompagnera les structures intéressées dans le montage du dossier de candidature (renseignement de la grille de 47 critères, schéma de gouvernance du label, programme d’actions sur 3 à 5 années)

3-Audit de certification

Réalisé par l’AFNOR en présence de tous les acteurs locaux et de l’ARRS.

4-Validation de la labellisation

Composé de membres de l’AFNOR, de l’ARRS et de son Conseil Scientifique, le comité de labellisation décernera (ou non) les labels.

5-Cérémonie de labellisation et mise en place du programme d’actions

Une fois la cérémonie de labellisation réalisée, les programmes d’actions se mettront en place, avec l’appui de l’ARRS.

La démarche prend en moyenne de 18 mois à 3 ans en fonction de la mobilisation des différents acteurs locaux et d’éventuels travaux nécessaires avant la labellisation. Des dossiers de labellisation sont déjà programmés, à des états d’avancement variés, dans une durée de 1 an à compter de mai 2026 : Gaves de Cauterets (65), affluents du Chéran (74), Tacon (39), Toulourenc (26 et 84). Une dizaine de renouvellements de label seront également suivis par l’ARRS sur cette période.

Bénéficiaires

Sur chacun des bassins versants des Sites labellisés :

  • Élus, salariés, bénévoles de toutes structures engagées dans les programmes d’actions.
  • Habitants, riverains, visiteurs, pêcheurs, pratiquant de sports nature, socio-professionnels (tourisme, agriculture, artisanat, PME… ayant des pratiques vertueuses), etc.
  • enfants et jeunes grâce au programme pédagogique Graines de Rivières Sauvages
  • Non humains : faune et flore dont les habitats sont ainsi préservés.

Nombre de bénéficiaires visés : Sur chaque site une dizaine de structures, des dizaines d'enfants, des centaines de citoyens.

Moyens humains

Parmi les 6 salariés de l’ARRS, 4 seront directement impliqués dans le projet  : le coordinateur sur le pilotage et la gestion administrative et trois chargées de mission expertes sur la gestion des milieux aquatiques et le label. Il sera fait appel à un consultant extérieur au fait des spécificités du projet pour la prospection des territoires labellisables et les premières démarches de labellisation. 

Les bénévoles de l’association (administrateurs, membres du conseil scientifique Rivières Sauvages) participeront également en soutien à l’équipe salariée.

Localement, seront mobilisés les salariés, bénévoles et élus des structures en charge de la gestion des milieux aquatiques et intéressées pour porter le label : syndicats de rivière, collectivités locales, parcs naturels régionaux, parcs nationaux, associations (pêcheurs, riverains, environnementale, etc.).

Moyens matériels

Le siège de l’association est basé à Bourg-en-Bresse (01) ainsi que 2 des salariés directement impliqués dans ce projet. Les 2 autres chargées de missions sont basées dans le Massif Central et les Pyrénées. Tous en télétravail. Les moyens matériels nécessaires au projet sont très limités. Ils consistent essentiellement à des déplacements pour visiter les sites candidats et rencontrer les acteurs locaux. Souvent, voire exclusivement, en milieu rural et reculé, très rarement accessible en transport en commun.

Autres moyens / partenaires

  • Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse : 12 000 €
  • OFB : 7 000 €
  • Fonds Maupertuis : 6 000 €
  • Agence de l'Eau : 11 500 €
  • OFB : 5 500 €
  • Autres (Mountain Care, RPP...) : 20 000 €

Évaluation

Des indicateurs chiffrés précis permettent d’évaluer les résultats :

  • le nombre de nouvelles démarches de labellisation engagées chaque année.
  • le nombre de sites nouvellement labellisés ou renouvelés chaque année.
  • le nombre de structures parties prenantes impliquées dans les démarches.
  • le nombre d’actions inscrites dans les programmes et le budget prévisionnel associé.
  • le nombre d’élèves sensibilisés via le programme pédagogique “Graines de rivières sauvages”.

A moyen terme, une évaluation est effectuée à la fin de chaque programme d’actions (généralement au bout de 5 ans) sur un site Rivières Sauvages. Elle permet de définir :

  • la proportion des actions réalisées par rapport au programme prévu.
  • l’évolution du nombre de points sur la grille de critères RS (indiquant l’amélioration ou la dégradation de la naturalité de la rivière).

La volonté des porteurs du label de le renouveler à la fin du programme action constitue l'indicateur par excellence de l’intérêt du projet.

Analyse SWOT

Menaces : des limites budgétaires peuvent freiner l’engagement ou le maintien des structures publiques dans le programme Rivières Sauvages, bien que leur contribution financière reste modeste.

Opportunités : large consensus scientifique pour valider l’importance de préserver des milieux aquatiques encore peu anthropisés ; seul dispositif de ce type en France et en Europe.

Forces : ancienneté du dispositif (12 ans) qui a prouvé sa pertinence sur plus d’une trentaine de rivières ; dispositif non réglementaire basé sur l’engagement volontaire des acteurs locaux ; partenariats financiers et techniques solides avec des partenaires publics (ministère de la transition écologique, OFB, Agence de l’eau…) ; équipe salariée, conseil d'administration et conseil scientifiques stables, compétents et engagés.

Faiblesses : équipe salariée réduite ne permettant pas de développer le programme autant que souhaité ; manque de porteurs de projets sur certains territoires labellisables.